Les BOtés : les visages de l'opération AXA Femmes de Terrains, en route pour la finale

Les BOtés de Biarritz, image de l’opération d’AXA Femmes de Terrain, de leur résilience à la finale de Fédérale 2, découvrez le parcours de femme qui font figure d’exemple pour le rugby féminin.

Analyse tactique
16/4/2026
3
mins
écrit par
Lou

Du FAR aux BOtés : l’histoire d’un collectif que rien n'arrête

Le rugby amateur ne tient pas seulement grâce à des subventions ou des infrastructures. Il tient par les tripes de celles qui le font vivre.

L’histoire des BOtés, la section féminine du Biarritz Olympique, en est la preuve.En 2014, l’association Féminines Athlétiques Rugby (FAR) est créée. À l’époque, le projet est porté par Florian Mercader, aujourd’hui manager des BOtés. Son but ? Structurer le rugby féminin sur le territoire local alors que la pratique est encore largement perçue comme un satellite du rugby masculin.

Après des débuts en section loisir puis trois saisons à s’user les crampons sur les circuits du rugby à VII, l’équipe franchit un cap en 2018. Elle intègre cette année-là l’association du Biarritz Olympique Amateur en rugby à X. C’est là que l’identité des « BOtés » prend racine. En 2020, l’équipe franchit un nouveau cap en évoluant en Fédérale 2 à XV. Mais pour s’imposer durablement, le rugby féminin doit souvent fournir deux fois plus que les autres. En juin 2022, le verdict tombe : suite à un changement de direction, la section féminine est exclue du club.Là où d’autres auraient renoncé, les BOtés ont choisi de se battre.

Une résilience gravée dans l'ADN

Pendant deux saisons, les joueuses reprennent leur identité du FAR et portent leur équipe à bout de bras, en totale indépendance. Sans terrains fixes, sans moyens, elles redoublent d'efforts pour dénicher des sponsors, négocier des créneaux d'entraînement et maintenir l'exigence du niveau Fédérale 2.C'est l’image d’une lutte pour la défense du rugby féminin.Cette détermination paie puisqu’en 2024, les filles remportent le titre de championnes de Ligue Nouvelle-Aquitaine face au Stade Rochelais, venant saluer une résilience et un travail collectif remarquable. Les filles font également parler d’elles puisqu’elles iront jusqu’en quarts de finale du Championnat de France de rugby féminin.

À la suite de cette saison aboutie, l’équipe réintègre la section amateur du Biarritz Olympique, présidée à ce moment là par Serge Blanco. Elles marquent ainsi un nouveau chapitre de leur histoire.

Aujourd’hui, le groupe incarne un modèle de cohésion. Les filles ne se sont pas contentées de jouer ensemble, elles ont survécu ensemble. C’est cette force de caractère, cette solidarité et cette ambition qui fait des BOtés plus qu’une équipe de rugby. Elles incarnent un symbole de persévérance.

Dimanche 19 avril : 80 minutes pour confirmer le trône

Ce dimanche 19 avril, les BOtés disputent la finale de Ligue Nouvelle-Aquitaine. Après avoir conservé leur titre de championnes du Pays Basque à VII en 2025, elles retrouvent les sommets de la Fédérale 2.L'état d'esprit ? Un mélange de sérénité conquérante et de tension électrique.Dans le vestiaire, le groupe de cinquante licenciées est soudé. Chaque fille contribue, à sa façon, à la force du collectif.

  • Les joueuses cadres donnent le ton. Guides du groupe sur et en dehors des terrains, ces leaders naturelles donnent l’exemple et motivent l’équipe dans les moments critiques. Elles assurent également la relève en transmettant leur expérience et leur vision du jeu aux nouvelles recrues.
  • Les joueuses d’ancrage constituent un maillon essentiel du collectif et assurent le lien entre les cadres et les nouvelles venues. Par leur engagement, elles contribuent à la dynamique du groupe et participent activement à tirer l’équipe vers le haut.
  • Les nouvelles joueuses apportent à l’équipe ce vent de fraîcheur indispensable au renouvellement du cycle. Grâce à leur enthousiasme et à leurs initiatives, elles participent pleinement à l’évolution du collectif.

Autour d’elles, l’ensemble du staff accompagne le groupe au quotidien et veille à créer les meilleures conditions de performance.Mais sur le terrain, ce sont les joueuses qui feront la différence.

Les mots du terrain

La pression monte mais la détermination reste le seul moteur. Pantxika Duvert, pilier et capitaine des BOtés, pose le décor : « L’équipe est concentrée et très motivée à l’approche de la finale. Il y a bien sûr un peu de pression car l’enjeu est important, mais elle est bien gérée. Nous avons un groupe soudé, prêt et déterminé à donner le meilleur de lui-même pour gagner ! Dimanche, ce sera 80min de combat et nous comptons en savourer chaque minute. »

Le groupe reste concentré après la qualification et se projette désormais sur la finale avec l’envie d’aborder au mieux le match de dimanche. « Si ce soir l’ambiance était plutôt détendue, encore sur notre nuage d’avoir obtenu cette qualification, pour autant la tension se fait sentir, on veut toutes jouer, on veut toutes un dénouement heureux, on est toutes concernées par notre plan de jeu, nos missions à accomplir pour le match de dimanche. » nous confie Lisa Maurel, 2ème ligne de l'équipe.

AXA x Femmes de Terrains : Quand le rugby féminin prend enfin sa place

Le rugby est un terrain de conquête, et pas seulement pour gagner des mètres. En devenant les visages de l'opération nationale AXA « Femmes de Terrains », les BOtés s'engagent dans un combat plus large : celui de la visibilité et de la reconnaissance du rugby féminin. En acceptant de se prêter au shooting d’act for sport, elles affirment haut et fort que leur place n'est plus à négocier. Elles ne demandent pas la permission d'exister. Elles s'imposent par la force du collectif.

Ce projet n'est pas une simple série de photos. Loin d’être des clichés, ces situations reflètent un vécu quotidien : une lutte que soutient notamment AXA à travers sa campagne « Rien n’arrête le rugby féminin », qu’il soit professionnel ou amateur.Les filles de Biarritz prouvent que le rugby n'est pas un « sport d'hommes pratiqué par des femmes ». C’est un sport universel où l'exigence, la rudesse des impacts et la beauté du jeu n'ont pas de genre. Elles portent ce message pour toutes celles qui, un jour, ont entendu qu'elles n'avaient rien à faire sur un rectangle vert.

Briser les codes, un essai à la fois

Pour ces joueuses, cette mise en lumière accompagne une véritable évolution des mentalités. Elles ne cherchent pas à plaire : elles sont légitimes. Chaque action sur le terrain devient alors une source d’inspiration, pour que plus aucune petite fille n’hésite à chausser les crampons. Leur objectif ? Entendre plus souvent cette phrase :

« Je n’avais jamais vu de match de rugby féminin, j’ai adoré, je reviendrai. »

Les BOtés incarnent cette nouvelle génération de femmes qui assument pleinement leur puissance et leur technicité. En s’associant à l’initiative d’act for sport, elles rappellent que le rugby est un sport inclusif et exigeant, qui appartient à celles qui le pratiquent avec passion. Dimanche, en finale, elles incarneront les visages d’un sport en pleine reconnaissance.

Leur parcours en est la preuve. En devenant l’image d’AXA Femmes de Terrains, les BOtés montrent que seule la détermination compte. Act for sport salue leur engagement et leur souhaite de ramener le titre dimanche.

Rien n'arrête le rugby féminin, et surtout pas les BOtés.

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